© 2014 Véronique Durieux
 

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Cette rose pour toi. 2015

Série de 18 pièces peintes sur drap, avec tapisseries anciennes cousues.  

 

Après la série « Verdures en lin » réalisée en 2013, je me suis rendue aux puces de Vanves pour y rechercher à nouveau des fragments de tapisseries anciennes pour créer une nouvelle série en tissu.

 

J’utilisai cette fois-ci, comme fond, des draps blancs au lieu du lin.

Draps usagés. J’aime l’idée que les éléments introduits dans mon travail aient une histoire. Le drap est certes aussi plus fragile, moins épais, mais plus lumineux. Ma démarche a été la même que dans la série précédente, j’ai regardé longuement ces morceaux de tapisserie, puis médité dessus en laissant venir le propos, la composition qu’ils m’inspiraient.

 

Ces 18 pièces sont constituées d’un morceau de tapisserie cousue sur un drap sur lequel j’ai dessiné et écrit avec un pinceau trempé dans l’encre noire. J’ai donné à chacune d’elles un titre, et, comme dans mes travaux précédents, après avoir créé chaque pièce, je les ai ordonnées pour qu’elles disent une histoire. Certaines de ces pièces comme « Dans la ville », ou « L’attente » peuvent être ouvertes, à la manière d’un livre ou d’un polyptique. Présenté avec le texte qui l’accompagne « Le ciel est bleu » prend pour titre « Le ciel a basculé ».

 

D’une certaine façon, cette série évoque une histoire d’amour, mais apparaissent aussi plusieurs thèmes récurrents.

La figure de Victoria Azaria, mon arrière grand’mère: « Victoria », « L’alliance ».

L’angoisse, le sentiment du néant dans une attente qui semble ne pas en finir sont traités dans: « L’attente », « Qu’il est long le chemin », « Qu’il est long et incertain ».

La mort dans « La mort mange une fleur » qui hésite avec « L’homme et le hérisson » est évoquée de manière presque naïve d’où est exclue toute forme d’effroi.

 

Les amoureux courent après leur bonheur, mais l’atteindront-ils ?